Publication des résultats de la première ACV réalisée par PDL Cigarette Papers

PDL Cigarette Papers annonce la publication des résultats de la première ACV- Analyse du Cycle de Vie – réalisée sur l’un de ses papiers à cigarette, une sorte vergée de 18 g/m2, destinée au marché du Roll Your Own.

Réalisée au premier semestre 2012 avec PwC conformément aux normes ISO 14040 et 14044, cette première analyse présente pour PDL Cigarette Papers un double enjeu.

Tout d’abord, grâce à cette étude, PDL Cigarette Papers dispose désormais d’une base de données complète qui va lui permettre à terme d’être autonome pour la réalisation des ACV de ses autres sortes de papiers à cigarette.

Mais surtout, le papetier est maintenant en mesure de mettre en place une démarche d’éco-conception de ses produits. Car l’ACV n’est pas une fin en soi. Elle doit permettre d’optimiser le process et le produit du point de vue environnemental. Ainsi, en identifiant les différentes étapes du cycle de vie du papier à cigarette RYO « from cradle to gate », à savoir depuis le prélèvement des ressources jusqu’à la livraison chez le client, puis en évaluant pour chacune d’entre elles l’impact sur l’environnement, PDL Cigarette Papers sait désormais sur quels leviers intervenir pour réduire son empreinte. Ceci pourrait par exemple se traduire par une sélection rigoureuse des matières premières et des fournisseurs. En effet, selon l’étude, c’est la phase de production de la pâte à papier, qu’elle soit textile ou bois, qui se révèle être l’étape la plus impactante sur la quasi-totalité des 13 indicateurs pris en compte dans l’analyse. La phase de fabrication du papier est également non négligeable. En revanche, les étapes liées à la transformation, au conditionnement et au transport, quelque que soit d’ailleurs la localisation du client, sont peu impactantes.

Conformément aux exigences de la norme ISO 14044, des analyses de sensibilité ont été effectuées afin d’étudier l’influence de certaines hypothèses sur les résultats de l’étude.

Le papier sujet de l’ACV est composé d’un mix pâte textile (ou « chiffon »), dont la majeure partie est fabriquée par notre usine à pâte, et pâte de bois.

L’unité fonctionnelle retenue dans le cadre de l’étude est : « Fournir 1 m2 de papier à cigarette avec les performances et les caractéristiques prescrites ». Le choix d’une surface pour l’unité fonctionnelle permet de transcrire le service rendu, soit fournir une surface de papier à cigarette.

Conformément au périmètre défini « from cradle to gate » (du berceau aux portes usines client), en l’absence de données concernant la « production de carnets et l’utilisation finale (destruction) », l’évaluation des impacts a porté sur les étapes suivantes :

  • la production de la pâte textile (dite aussi chiffon) (incluant la production et le transport des matières premières)
  • la production de la pâte bois (incluant la production et le transport des matières premières)
  • la production des matières premières autres que la pâte à papier (charges minérales et produits chimiques)
  • la fabrication du papier à cigarette sous forme de bobines mères
  • la transformation du papier à cigarette en bobines filles, conditionnement et transport des bobines jusqu’à l’usine cliente

Et sur les 13 indicateurs suivants :

  • consommation d’énergie primaire totale
  • épuisement des ressources naturelles non renouvelables
  • émissions de gaz à effet de serre d’origine fossile (direct,100 ans)
  • quantité de bois non renouvelé
  • émissions de gaz à effet de serre d’origine fossile et biomasse non renouvelée
  • acidification de l’air
  • prélèvement d’eau
  • consommation nette d’eau
  • eutrophisation de l’eau
  • rejet de matières en suspension (MES)
  • rejet de composés organiques halogénés adsorbables (AOX)
  • demande chimique en oxygène (DCO)
  • production de déchets ultimes

Les conclusions obtenues par l’ACV du papier vergé 18g sont les suivantes :

  • La production de la pâte à papier est l’étape la plus impactante sur la quasi-totalité des indicateurs étudiés (entre 30 et 90 % de l’impact total).
  • La phase de fabrication du papier a un impact significatif sur les indicateurs d’effet de serre, sur la consommation des ressources, la production des déchets et le prélèvement en eau.
  • La production des autres matières premières est peu génératrice d’impacts.
  • La phase de conditionnement et de transport est négligeable, du fait de la gestion des cassés en boucle interne et des déchets d’emballage.

Aussi, et afin d’améliorer le profil environnemental de nos papiers à cigarette, nous avons élaboré un plan d’actions incluant la mise en place et/ou la poursuite des démarches ci-après :

  • l’optimisation du procédé de cuisson et du blanchiment de notre usine à pâte,
  • la sélection des fournisseurs les plus vertueux,
  • la promotion de l’énergie issue de ressources renouvelables avec principalement la mise en route de la chaudière biomasse du site de PDL et la construction de celui de PDV, site de transformation et de conditionnement des papiers à cigarette,
  • la poursuite de notre programme « éco-fuite »,
  • notre participation au projet « Équilibre » visant à réduire les émissions de CO2 liées au transport.

Pour PDL Cigarette Papers, l’environnement est une préoccupation présente et prise en compte dans chacune de ses actions et décisions quotidiennes.